Lettre d'information SNALC Paris 1er degré
Octobre 2026
A lire dans cette lettre d’OCTOBRE 2026 :
➢ Les élections professionnelles : pourquoi ? pour qui ? quand ? comment ?
➢ Rythmes scolaires : l’art de refaire les même erreurs.
➢ Semaine de 4 jours à Paris : où en sommes-nous?
➢ Salaire : le prix de la démotivation.
➢ La santé des professeurs : facultatif!
➢ Effectifs de classe : la qualité ne se décrète pas!
➢ L’hypocrisie bienveillante de la scolarité adaptée.
➢ L’insécurité, le sifflet et puis…rien.
➢ Le service social : une aide plus que bienvenue.
Pour en savoir plus, retrouvez les articles complets ci-dessous.
Votre avis nous intéresse : snalcpe.paris@gmail.com
Krisna MITHALAL, Président académique
Les élections professionnelles : pourquoi ? pour qui ? quand ? comment ?
Les élections professionnelles auront lieu du 3 au 10 décembre 2026.
C’est un événement capital qui n’a lieu que tous les 4 ans et qui concerne toute la fonction publique, et plus d’un million d’électeurs dans la seule Éducation nationale.
Rythmes scolaires : l’art de refaire les même erreurs.
Depuis 2017, un régime dérogatoire permet d’organiser à nouveau la semaine scolaire sur 4 jours. En 2026, ce régime concerne environ 300 000 PE, 95 % des écoles ont fait ce choix. Les écoles restantes ont souvent été contraintes par leur municipalité à fonctionner sur un rythme de 4,5 jours, contre leur gré.
Semaine de 4 jours à Paris : où en sommes-nous?
La question des rythmes scolaires est revenue depuis avril 2026 au premier plan à Paris.
À la suite de l’enquête nationale du SNALC sur les rythmes scolaires, la situation parisienne mérite une attention particulière.
Salaire : le prix de la démotivation.
Après trois à cinq années d’études et un concours sélectif, les jeunes professeurs des écoles, tout juste titularisés, déchantent très vite. Au bout de quelques mois, ils réalisent que la prime d’attractivité va en réalité figer leur salaire jusqu’en milieu de carrière et que la rémunération du métier de professeur ne reflète ni les efforts fournis ni les responsabilités assumées.
La santé des professeurs : facultatif!
Aujourd’hui, les conditions de travail des professeurs des écoles sont caractérisées par une surcharge mentale aux répercussions de plus en plus alarmantes sur leur santé. Une institution qui fait mine de ne pas voir – ou pire minimise – les réalités vécues par les personnels et l’absence totale de suivi médical adapté dans l’Éducation nationale ne font qu’exacerber cette situation.
Effectifs de classe : la qualité ne se décrète pas!
École inclusive, EBEP, différenciations, individualisations, ou encore climat scolaire alourdissent considérablement les missions des PE. De nouvelles difficultés émergent sans cesse et les situations à gérer en classe se complexifient, une évolution qui n’est plus compatible avec les effectifs actuels.
L’hypocrisie bienveillante de la scolarité adaptée.
Les professeurs des écoles mènent une lutte sans relâche pour répondre aux besoins d’un nombre croissant d’élèves en grande difficulté dans les classes. En raison du temps et de l’énergie que cette situation requiert, assurer un enseignement de qualité personnalisé pour chaque élève relève presque de l’impossible. Le système est devenu totalement inadapté et inéquitable.
L’insécurité, le sifflet et puis…rien.
Les problèmes de sécurité dans les écoles ne se limitent pas aux intrusions ou aux risques d’attentats. Et s’ils peuvent parfois être liés à des défaillances des infrastructures ou du matériel, ils relèvent le plus souvent de tensions relationnelles avec les parents d’élèves.
Le service social : une aide plus que bienvenue.
En cas de problèmes personnels, un accompagnement social peut être mis en place par l’administration. Le SNALC vous en explique les modalités.





